• Yanik Comeau

9 août

Mis à jour : mars 10

Bonne fête aux comédiens/créateurs Réal Bossé et Josée Deschênes!


1961: Naissance de Josée Deschênes

Photo: Journal Le Soleil


Cofondatrice du Théâtre Niveau Parking de Québec, Josée Deschênes a été de la distribution de plus de 75 productions au fil des années depuis sa sortie du Conservatoire d'art dramatique de Québec. Originaire de Jonquière, elle a longtemps joué dans sa ville d'adoption avant de venir s'établir plus près de Montréal pendant les tournages de La Petite Vie, série humoristique de Claude Meunier dans laquelle elle jouait le personnage de Lison/Creton. Dans les dernières années, sur scène, on a pu la voir dans Fleurs d’acier de Robert Harling, Au champ de mars de Pierre-Michel Tremblay, Enquête sur le pire de Fanny Britt, la création collective Lentement la beauté, Appelez-moi Stéphane de Claude Meunier et Louis Saïa, Le Vrai Monde? de Michel Tremblay, Comment s’occuper de bébé de Dennis Kelly, Une heure de tranquillité de Florian Zeller, Du Bon Monde de David Lindsay-Abaire, Camillien Houde, le p’tit gars de Sainte-Marie d'Alexis Martin, Bonne retraite, Jocelyne de Fabien Cloutier et Les Bâtisseurs d’empire de Boris Vian et Ceux qui se sont évaporés de Rébecca Déraspe. En 2017, elle se lance un nouveau défi: elle signe sa première mise en scène, Ciao Papa! de Jonathan Gagnon au Théâtre des Cascades. L'année suivante, dans ce même théâtre, elle reprend le rôle titre originalement joué par Martin Drainville dans Zaza d’abord de Sophie Clément et Marcel Leboeuf. Évidemment, c'est la télé qui la fait connaître d'un vaste public. Après La Petite Vie, est de L'Auberge du Chien Noir, 30 Vies, Annie et ses hommes, Mon meilleur ennemi et Tranches de vie. Encore plus récemment, on a pu la voir dans Web thérapie, Subito texto et Lâcher prise. Au cinéma, elle a joué dans Le Polygraphe (Robert Lepage), Secret de banlieue (Louis Choquette), Les Aimants (Yves P. Pelletier), La Petite Reine (Alexis Durand-Brault), Répertoire des villes disparues (Denis Côté) et Menteur (Émile Gaudreault). Bonne fête, Josée!


1962: Naissance de Réal Bossé

Né à Rivière-Bleue, le treizième d'une famille de quatorze enfants, Réal Bossé est comédien, auteur et scénariste. Avant d'obtenir son baccalauréat en interprétation de l'Université du Québec à Montréal, il étudie auprès des Téo Spychalski et Élizabeth Albahaca au Studio de formation de l'acteur du Groupe La Veillée et auprès de Jean Asselin et Denise Bélanger à l'École de Mime corporel de Montréal reliée à la compagnie Omnibus. Passionné de création, on ne s'étonne pas de son succès à la Ligue Nationale d'Improvisation où la création spontanée est la base de tout. En 1995, il est couronné Recrue de la saison et Étoile de la saison. Il remporte ce dernier titre prestigieux quatre autres fois (1999, 2000, 2004 et 2005) et reçoit le prix du public en 2006. Avec Omnibus, il contribue à plusieurs productions dont Comédies barbares (1993), un spectacle regroupant trois courtes pièces d'Armando Llamas, Célestine là-bas près des tanneries au bord de la rivière d'après Fernando de Rojas adaptée par Michel Garneau, Dans la tête de Proust de Sylvie Moreau, Le Cercle de Jean Asselin d'après Plutarque, Le Cycle des Rois (Richard II, Henry IV, Henry V) de Shakespeare ainsi que la création collective Burlesque (2008). Cofondateur de la compagnie L'Ange à deux têtes et collaborateur de Momentum, il a aussi joué Musset au Théâtre Denise-Pelletier (Lorenzaccio sous la direction de Claude Poissant aux côtés de Luc Picard), David Young à La Licorne (Antarktikos) et Shakespeare au TNM (Le Roi Lear dans une traduction de Jean-Louis Roux qui interprétait le rôle titre en 1991). À la télé et au cinéma, les jeunes et les moins jeunes l'ont apprécié en Serge dans Dans une galaxie près de chez vous. Au petit écran, il a été Beurk dans Kaboum et a participé aux séries comiques Dieu Merci!, lol, Le Sketch Show et Catherine en plus de coscénariser 19-2 avec Claude Legault, série policière à grand succès populaire et critique dans laquelle il incarnait Nicolaï Berroff. Plus récemment, on a pu le voir dans File d'attente. Au cinéma, il s'est mérité un Jutra pour son rôle dans Continental, un film sans fusil et a joué des rôles diversifiés dans La Bouteille d'Alain Desrochers, Le Marais de Kim Nguyen, Gaz Bar Blues de Louis Bélanger, Camping sauvage de Sylvain Roy et Guy A. Lepage, Les Trois P'tits Cochons de Patrick Huard et Jusqu'au destin de Patrice Laliberté, premier film québécois original pour Netflix. Bonne fête, Réal!


1991: Décès d'Alain Pontaut

Dramaturge, poète, biographe, journaliste et romancier, Alain Pontaut est né à Bordeaux, en France, le 14 décembre 1925. Il obtient une licence en lettres à l'Université de Bordeaux en 1948. Quand il visite le Québec dans les années soixante, il décide d'y rester à l'invitation de Gérard Pelletier qui lui offre un emploi aux pages internationales du quotidien La Presse. Il travaille par la suite comme journaliste au journal Le Devoir, devient directeur de collection chez Leméac Éditeur et éditorialiste au quotidien Le Jour. Comme directeur de collection chez Leméac, il écrira plusieurs des introductions et préfaces des pièces publiées dans la collection Théâtre. Il sera également conseiller culturel du cabinet de René Lévesque et biographe du premier ministre dont il était l'ami. Il a également été secrétaire général du Théâtre du Nouveau Monde qui a produit sa première pièce Un Bateau que Dieu sait qui avait monté et qui flottait come il pouvait, c'est-à-dire mal. Pour le théâtre, il a aussi écrit L'Illusion de midi, L'Aventure, Le Grand Jeu rouge et Madame Jocaste. On lui doit également le Dictionnaire critique du théâtre québécois (1970), deux essais, deux romans et deux recueils de poésie.


2009: Décès de Reynald Bouchard

Comédien et dramaturge né à Saint-Coeur-de-Marie (Alma) en 1946, Reynald Bouchard, conjoint de la chorégraphe et danseuse Louise Lecavalier, père de la cinéaste Myriam Bouchard, prend tout le monde par surprise lorsqu'il est foudroyé par une crise cardiaque à l'âge de 63 ans. Visage connu du grand public grâce à ses nombreux rôles épisodiques dans des séries comme Quelle Famille!, L'Or du Temps, Les Filles de Caleb, Blanche, Marguerite Volant, René Lévesque, Les Bougon et Félix Leclerc, c'est surtout au théâtre qu'il explore toutes les facettes du jeu dont le jeu clownesque à sa sortie du Conservatoire d'art dramatique de Montréal. Il écrit (Le Tour du chapeau, And Now Ladies and Gentlemen), collabore à des créations collectives (Voyage ou Bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant?), joue au théâtre expérimental, participe à des créations (Aujourd'hui, peut-être de Serge Sirois), joue avec UBU, compagnie de création (Le Coeur à gaz et autres textes dada de Tristan Tzara), au Quat'Sous (C'est la vie de Robert Maltais), au Rideau Vert (Becket ou L'Honneur de DIeu de Jean Anouilh), au Théâtre Denise-Pelletier (Luv de Murray Schisgal et Une Amie d'enfance de Louise Roy et Louis Saïa) et avec le Théâtre du Double Signe au Prospero dans le rôle titre de la pièce Le Nouveau Locataire d'Ionesco, une production que j'ai absolument adorée en 2004. Il laisse un bon souvenir dans le coeur des camarades tout autant que des spectateurs.


2020: Décès de Michel Beaulieu

Le concepteur d'éclairages Michel Beaulieu s'est éteint à 71 ans. Le directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier, Claude Poissant, lui a rendu un vibrant hommage sur Facebook en apprenant son décès. «Michel Beaulieu, c’est le phare. Créateur de lumières pour le théâtre, il aura influencé tant d’artistes de la scène. Il savait si bien lire l’œuvre, l’espace et les humains avec qui il travaillait. Il éclairait la pensée, il portait plus avant la vision des metteur-e-s en scène, scénographes, comédien-ne-s, et ce jusqu’au dernier silence. Il ouvrait si brillamment nos yeux, que nous soyons sur scène ou dans la salle. Nous sommes très très très nombreux à être tristes de le voir nous quitter.»


Né à Montréal le 12 juin 1949, Michel Beaulieu a découvert le théâtre - et les métiers de l'ombre (sans jeu de mots) tout particulièrement - pendant ses années de collège dans les années 60. Jeune assistant de Gatien Payette, excellent éclairagiste et technicien qui a appris lui-même sur le tas au Gesù, Michel Beaulieu développe une passion pour la lumière et des habiletés impressionnantes. Il se retrouvera technicien à Terre des Hommes où il assurera l'éclairage de plusieurs spectacles de variétés. Quand il assistera Nicolas Cernovitch pour une tournée des Grands Ballets Canadiens en 1969, il aura la chance de vraiment parfaire ses outils techniques et sa vision personnelle de la lumière. Son talent naturel, son affinité innée jumelés à sa grande sensibilité font rapidement de lui le concepteur d'éclairages le plus en demande à Montréal. Depuis ses débuts au TNM en 1972 sur Les Oranges sont vertes de Claude Gauvreau dans une mise en scène de Jean-Pierre Ronfard et La Note de service de Vaclav Havel dans une mise en scène de Jean-Louis Roux, deux productions consécutives, ce sont plus de 200 productions théâtrales qu'il a éclairées dont plus de 75 au TNM seulement. Il a bien sûr multiplié les prix au fil des années (Gascon-Roux, Masques, Prix de la critique), ratissant de Denis Diderot à Jovette Marchessault, de Carlo Goldoni à Edward Albee, de Marivaux à Ionesco, de Federico Garcia Lorca à France Vézina... Ce qui frappe tout particulièrement, au-delà de ses collaborations à répétition avec nos plus grands metteurs en scène, c'est le fait qu'il ait signé les éclairages de productions multiples de plusieurs pièces de tous les répertoires:

- Albertine, en cinq temps de Michel Tremblay (Théâtre du Rideau Vert, André Brassard, 1984; Espace Go, Martine Beaulne, 1995)

- Bonjour, là, bonjour de Michel Tremblay (TNM, René Richard Cyr, 1987; Duceppe, André Brassard, 1997),

- Les Fourberies de Scapin de Molière (CNA/TNM, Daniel Roussel, 1986; Théâtre du Rideau Vert, Jean-Louis Benoit, 2001)

- Hamlet de Shakespeare (TNM, Olivier Reichenbach, 1990; Théâtre du Rideau Vert, Guillermo de Andrea, 1999)

- Les Chaises d'Ionesco (TNM, Jean-Pierre Ronfard, 1976; Théâtre de Quat'Sous, Daniel Roussel, 1991)

- La Mégère apprivoisée de Shakespeare (Théâtre Denise-Pelletier, Jean-Luc Bastien, 1988; TNM, Martine Beaulne, 1995)

- La Charge de l'orignal épormyable de Claude Gauvreau (TNM, Jean-Pierre Ronfard, 1974; TNM, Lorraine Pintal, 2009)

- Roméo et Juliette de Shakespeare (TNM/Trident, Guillermo de Andrea, 1989; TNM, Martine Beaulne, 1999)

- Dom Juan de Molière (TNM, Olivier Reichenbach, 1987; TNM, Martine Beaulne, 2000)

- La Tempête de Shakespeare (Théâtre Expérimental des Femmes, Alice Ronfard 1988; Théâtre du Rideau Vert, Guillermo de Andrea, 1997)

- Le Malade imaginaire de Molière (TNM, André Montmorency, 1988; Théâtre du Rideau Vert, Guillermo de Andrea, 1996)

- La Ménagerie de verre de Tennesse Williams (Théâtre du Rideau Vert, Danièle J. Suissa, 1982; Théâtre Denise-Pelletier, Michèle Magny, 1988)

- La Nuit des rois de Shakespeare (Théâtre du Rideau Vert, Guillermo de Andrea, 1993; TNM, Yves Desgagnés, 2002).


Il a même signé les éclairages sur TROIS productions différentes du Misanthrope de Molière: deux au TNM (Olivier Reichenbach, 1992; René Richard Cyr, 1998), une au Théâtre Denise-Pelletier (Françoise Faucher, 2002)! Reposez en paix, monsieur Beaulieu.

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