top of page
  • Photo du rédacteurYanik Comeau

29 novembre

Dernière mise à jour : il y a 7 jours

Des naissances, des créations, des décès, c'est le quotidien du théâtre québécois, un microcosme de la vie!


1944: Naissance de Marthe Turgeon

Photo: Céline Lalonde


Native d'Armagh, dans le comté de Bellechasse, Marthe Turgeon est considérée comme une de nos plus grandes tragédiennes. Formée en théâtre à Québec, elle aura rapidement la chance d'exploiter sa voix grave, riche et chaude, jouant autant des reines et des princesses (Marie Tudor de Victor Hugo, Marie Stuart de Friedrich von Schiller, Le Roi Lear de Shakespeare, Vie et Mort du roi boiteux de Ronfard, Autour de Phèdre au Nouveau Théâtre Expérimental, Électre, Electra d'Alice Ronfard, Caligula de Camus, Les Reines de Normand Chaurette) que des bourgeoises parvenues (Les Beaux Dimanches de Marcel Dubé, Bonjour, là, bonjour de Michel Tremblay) et des «filles de mauvaise vie» (Pierrette Guérin dans Les Belles-Soeurs en 1984). Elle fera beaucoup de théâtre expérimental, n'échappant jamais à sa complicité avec Jean-Pierre Ronfard que ce soit pour Le Titanic avec Carbone 14, Mao Tsé Toung et Violoncelle et voix avec le NTE. Avec André Brassard, en plus des Tremblay et d'un Chaurette (elle fera aussi Fêtes d'automne avec Jean-Luc Bastien et Stabat Mater II avec Lorraine Pintal), elle sera la Clytemnestre d'Iphigénie de Racine à la NCT et la Éloïse des Mains d'Edwige au moment de la naissance de Wajdi Mouawad au Centre du Théâtre d'Aujourd'hui. À la télé, on a pu la voir dans Omertà, Si la tendence se maintient et Vice caché. Elle a aussi tourné au cinéma dans Le Confessionnal de Robert Lepage, Black Robe de Bruce Beresford et jouait Thérèse Casgrain dans le téléfilm Trudeau II: Maverick in the Making. Elle est morte des suites d'un cancer du poumon le 28 août 2011 à l'âge de 66 ans.


1950: Naissance de Marie Laberge


Née à Québec et graduée du Conservatoire d'art dramatique de Québec après avoir abandonné ses études en journalisme à l'Université Laval, Marie Laberge a été comédienne, metteure en scène et dramaturge avant de se consacrer principalement au roman. Il reste que son début de carrière dans le monde du théâtre aura été marquant. Elle a écrit plus d'une vingtaine de pièces (Aurélie, ma soeur, Le Faucon, C'était avant la guerre à L'Anse-à-Gilles, Jocelyne Trudelle trouvée morte dans ses larmes, Ils étaient venus pour..., Oublier...), toutes produites sur scène. En plus d'écrire aussi pour le cinéma, elle s'implique dans le monde du théâtre québécois à la fois comme administratrice du Théâtre du Trident (1977-1980) et du CEAD (1978-1981), dont elle a été la présidente de 1987 à 1989. Elle a également été membre du comité organisateur des États généraux sur le théâtre professionnel au Québec. Parmi les nombreux prix qu'elle a remporté, mentionnons le Prix du Gouverneur général du Canada pour C'était avant la guerre à l'Anse-à-Gilles et la croix de Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres de France grâce à L'Homme gris. Ses romans lui ont aussi valu plusieurs prix dont le Prix des lectrices de Elle-Québec (Quelques adieux), le Prix des Libraires du Québec et le Prix Ludger-Duvernay (Annabelle), le Prix du public du Salon du livre de Trois-Rivières et le Prix des Libraires du Québec (La Cérémonie des anges). Sa célèbre trilogie Le Goût du bonheur (Gabrielle, Adélaïde, Florent) a remporté le Prix du public du Salon du livre de Montréal en 2001 et a été vendu à près d'un million d'exemplaires dans le monde. De Juillet à Dix jours, ce sont 16 romans que Marie Laberge a publié à ce jour en plus d'avoir commencé, en 2009, Les Lettres de Martha, une correspondance qu'elle entretient personnellement 26 fois l'an avec ses lectrices et lecteurs inscrits. On souhaite toujours qu'elle revienne un jour au théâtre, sa dernière pièce, Charlotte, ma soeur, la suite d'Aurélie, ma soeur, une commande de Duceppe, remontant à 2005. C'est d'ailleurs assez fou qu'elle n'ait pas été jouée aussi au Trident qui avait été sa deuxième maison, en quelques sortes. Bonne fête, Marie!


1971: Décès d’Olivier Guimond fils


Né à Montréal le 21 mai 1914, Olivier Guimond fils meurt à l'âge de 57 ans. Il est considéré comme le plus grand comique québécois. Son père, qui portait le même nom que lui, était un artiste burlesque, tout comme sa mère, Effie MacDonald, et on dit d'eux qu'ils sont les pionniers du genre. Le jeune Oliver (pas de i en anglais) suit ses parents en coulisses et en tournée et apprend rapidement le métier. Il commence sa carrière au Théâtre Impérial à Québec où il joue les seconds rôles auprès des Arthur et Juliette Petrie, contemporains de ses parents, grands artistes du burlesque. Dans la troupe de son père, qu'il intègre l'année suivante, il développe le personnage de Tizoune qu'il a emprunté au paternel. C'est pendant ces années pré-guerre qu'il se lie d'amitié avec Jean Grimaldi et fait aussi de la tournée avec lui. Après la Deuxième Guerre Mondiale, sa carrière connaît un nouvel essor qui le transportera au firmament des stars du Québec. Il travaille avec Paul Berval, Gilles Pellerin, Denis Drouin qui sera son straightman pendant des années. De 1948 à 1957, il joue avec Paul Desmarteaux et Manda Parent au Théâtre Radio-Cité (l'actuel TNM) qui est dirigé par Grimaldi. En 1958, il est engagé par Radio-Canada pour l'émission de variétés Music Hall. C'est l'ultime consécration. Des années plus tard, on créera Cré Basile à Télé-Métropole autour de lui et Olivier Guimond jouera dans des Bye-Bye mémorables. Le Gala des Olivier s'appelle ainsi à cause du trophée qui porte son nom. Le réalisateur et scénariste André Melançon lui consacre une minisérie intitulée Cher Olivier mettant en vedette Benoît Brière.


1978: Création de Pour vous parents-zé-amis (collectif des ex-étudiants de l’Option-Théâtre du Collège Régional Bourgchemin de Saint-Hyacinthe) dans une mise en scène d’Yvan Ponton au Patriote-en-Haut (Montréal)

73 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
bottom of page