• Yanik Comeau

7 octobre

Dernière mise à jour : oct. 9

Qu'ont en commun Jean Grimaldi, Michel Robidoux, Jacques E. Le Blanc, Alice Pascual et Ti-Jésus bonjour? Le 7 octobre, bien sûr!


1898: Naissance de Jean Grimaldi


Le directeur de troupe, auteur, chanteur, comédien Jean Grimaldi nait en Corse et combat sous le maréchal Pétain pendant la Première Guerre Mondiale avant de s'installer à Marseille en France avec son frère jumeau François en 1919. À Marseille, il fera mille métiers et goûtera aux arts de la scène pour la première fois, chantant et tenant de petits rôles au Théâtre Alcazar. Il arrive à Montréal en 1926 et s'installe dans le quartier Centre-Sud. Il débute sa carrière montréalaise à la Société Canadienne d'Opéra puis est engagé dans les productions musicales d’Hector Pellerin au Théâtre National. Il travaille entre autres avec Juliette Béliveau et Olivier Guimond père. En 1931, La Bolduc lui demande de devenir en quelque sorte son agent, son metteur en scène, son producteur. Il gère également les tournées de la chanteuse ce qui l'amènera à visiter les quatre coins du Québec pendant quelques années. C'est un accident de voiture de la troupe et une longue convalescence de La Bolduc qui provoquera le destin: Jean Grimaldi deviendra directeur de sa propre troupe. Pendant quelque quarante ans, il organise des tournées de spectacles de variétés au Québec, au Nouveau-Brunswick et même aux États-Unis en plus de produire plusieurs spectacles dans des théâtres montréalais. Il travaille alors avec les plus grands artistes de variétés de sa génération. Le 14 octobre 1996, le papa de la vadrouilleuse Francine Grimaldi s'éteint à l'Hôtel-Dieu de Montréal à 98 ans.


1950: Naissance de Michel Robidoux

Né à Montréal, Michel Robidoux commence sa carrière professionnelle comme musicien rock à la fin des années soixante, mais est rapidement sollicité comme musicien de théâtre, notamment par le Théâtre de la Marmaille (qui deviendra plus tard Les Deux Mondes) auquel il s’associe dès 1976 et dont il devient codirecteur artistique en 1989. Il participe à la plupart des productions de la compagnie dont Pleurer pour rire (1981-1988), L’Umiak (1982-1987), et Terre promise/Terra promessa (1989-2000), cocréée et coproduite avec le Teatro dell’Angolo de Turin et qui lui vaut en 1989 le prix de la Meilleure conception sonore du Festival de théâtre des Amériques et le prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) pour la Meilleure réalisation sonore. Trois ans plus tard, il est à nouveau mis en nomination par l’AQCT pour la Meilleure réalisation sonore, cette fois pour la musique et l’environnement sonore de L’Histoire de l’oie de Michel Marc Bouchard, une autre production des Deux Mondes. En 1994, il signe conjointement avec le musicien et percussionniste africain Boni Gnahoré la musique de scène du spectacle Les Nuages de terre de Daniel Danis, une cocréation des Deux Mondes et du KiYi Mbock Théâtre d’Abidjan. Créé en 1996 et joué jusqu’en 2005, le drame musical Leitmotiv de Normand Canac-Marquis a pour point de départ une partition sonore et musicale dont il est le compositeur et qui lui vaut, en 1998, le Masque de la Contribution spéciale pour l’originalité de sa création. Il compose ensuite la musique et l’environnement sonore de Mémoire vive de Normand Canac-Marquis, puis de 2 191 nuits de Philippe Ducros. Dans Carnets de voyages de Normand Canac-Marquis, toujours avec Les Deux Mondes, les sons qu’il capte lors de ses nombreuses tournées avec la compagnie servent plus que jamais de point de départ à sa composition musicale. Michel Robidoux a également travaillé avec d’autres compagnies québécoises, notamment avec le Théâtre de Quat’Sous, la Compagnie Jean Duceppe et le Théâtre d'Aujourd'hui. En 2006, il cosigne la musique du spectacle The Window, une coproduction Japon-Australie, avec son metteur en scène. Sa rencontre en octobre 2007 avec le metteur en scène et directeur artistique de la compagnie Lézards qui bougent Kristian Frédric et leur envie commune de travailler ensemble mènent à leur collaboration dans Jaz de Koffi Kwahulé qui a vu le jour à l'automne 2010. Travailler avec Michel a été un véritable bonheur lorsque j'ai eu la chance d'oeuvre au Théâtre des Deux Mondes. Bonne fête, Michel!


1957: Naissance de Jacques E. Le Blanc


Né à Saint-Basile au Nouveau-Brunswick en 1957, Jacques E. Le Blanc est arrivé à Montréal après ses études en technique de l'image au Cégep de Matane pour étudier à l'École de mime Omnibus. Il ne quittera plus la compagnie qui l'adopte d'emblée. Il devient artiste permanent en 1984 et commence à enseigner à l'École de mime onze ans plus tard après avoir participé à nombre de spectacles mémorables comme La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil d'après Sébastien Japrisot, Le Cycle des rois de Jean Asselin, Précepteur de Michael Mackenzie (dans laquelle il joue un enfant avec une touchante justesse malgré qu'il approche de la quarantaine), Tragédie de famille 1945 de Jean Asselin d'après Agamemnon d'Eschyle, Le Temps est au noir de Robert Claing et la création collective Les Chats n'ont-ils pas neuf vies? Plus tard, il sera des créations du sans parole Beautés divines piloté par Jean Asselin, Choses vues à la halte inspiré des tableaux de Jaber Lutfi et Latitudes croisées de Francine Alepin, une création gestuelle inspirée du Témoin auriculaire d'Élias Canetti qui sera présenté à Montréal, en tournée québécoise et canadienne ainsi qu'en tournée européenne et mexicaine. Il sera de Farce de Michael Mackenzie, coproduction Omnibus/Infinithéâtre, Le Cru et le Cuit de Robert Gravel, Jean-Pierre Ronfard, Denise Boulanger et Jean Asselin, coproduction Omnibus/Nouveau Théâtre Expérimental mise en scène par Gravel et L'Entrepôt de Jean Asselin et Christian LeBlanc dont la reprise s'avérera son dernier spectacle. Jacques E. Le Blanc meurt à seulement 47 ans dans son village natal le 6 juillet 2005, un décès qui a secoué le monde du théâtre expérimental comme celui de Robert Gravel neuf ans plus tôt. Parions qu'il serait toujours avec Omnibus s'il vivait encore aujourd'hui.


1977: Création de Ti-Jésus, bonjour de Jean Frigon dans une mise en scène de Fernand Déry au Théâtre du Nouveau Monde (Montréal)


La pièce de Jean Frigon met en vedette Angèle Coutu, Ghyslain Tremblay, Guy Migneault, Jacques Rossi, Madeleine Pageau, Mireille Thibault, France Levac, Renée Girard, Sylvie Léonard et Yvon Dumont. En plus des représentations au 84, rue Sainte-Catherine, elle est présentée au Centre culturel de l'Université de Sherbrooke le 12 novembre 1977.


1986: Naissance d'Alice Pascual

Photo: Kelly Jacob


Née d'un père français d'origine andalouse et d'une mère québécoise, Alice Pascual a reçu son diplôme du Conservatoire d'art dramatique de Montréal en 2009. Depuis sa sortie de l'école, elle a déjà été de plus d'une vingtaine de productions théâtrales, notamment Tristesse animal noir d'Anja Hilling (mise en scène de Claude Poissant), La Cerisaie de Tchekhov (mise en scène d'Yves Desgagnés), Ce moment-là de Deirdre Kinahan (mise en scène de Denis Bernard), Terminus de Mark O'Rowe (mise en scène de Michel Monty), On ne badine pas avec l'amour d'Alfred de Musset (mise en scène de Claude Poissant), Quand la pluie s'arrêtera d'Andrew Bovell, Sang de Lars Noren et les créations de Fredy d'Annabel Soutar, de J'accuse d'Annick Lefebvre, de la version française du solo d'Elena Belyea Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l'irrémédiable, de La Queen's de Jean-Marc Dalpé et d'Embrasse de Michel Marc Bouchard à l'automne 2021. À la télé, on l'a adorée en Manuela dans Trop et on l'a vue dans Épidémie, Prémonitions, O', 30 Vies, Yamaska, Toute la vérité et dans la série web Fourchette de Sarah-Maude Beauchesne. Au cinéma, on peut l’apercevoir dans Matthias & Maxime de Xavier Dolan et Maria d'Alec Pronovost écrit par Mariana Mazza et Justine Philie. Bonne fête, Alice!

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