• Yanik Comeau

20 janvier

Mis à jour : janv. 21

Théâtralités présente Éphémérides du Théâtre québécois. Que s'est-il passé dans le monde du théâtre québécois un 20 janvier... ? C'est ici que vous le saurez!


1977: Création de Pauvres originaux, beaux fous détraqués d’Yves Labbé (d’après Originaux et détraqués de Louis Fréchette) au Centre d’essai de l’Université de Montréal par le T.U.M. et Les Pichous


1977: Création de Chpeux pas rester, on m’attend d’Yves Sauvageau (textes adaptés par Jean-Claude Germain), mise en scène de Denis Chouinard, au Théâtre d’Aujourd’hui, rue Papineau (Montréal) Dans le spectacle, on reconnaissait Yvon Leroux, Jacques Rossi, Évelyne Régimbald, Carmen Tremblay, Christine Prud'homme et Vincent Bilodeau.


1988: Création de La Déposition d’Hélène Pedneault dans une mise en scène de Claude Poissant au Théâtre Expérimental des Femmes (TEF), rue Clark (Montréal).



Le Théâtre Expérimental des Femmes est depuis devenu Espace GO, bien sûr, et est déménagé sur le boulevard Saint-Laurent, mais le tout petit théâtre de poche de la rue Clark avait accueilli la création de cette pièce de la journaliste et auteure Hélène Pedneault. Claude Poissant dirigeait Louise Laprade et René Gagnon et Jasmine Dubé et Angèle Coutu apparaissaient dans des projections. Une pièce musclée qui a connu quelques séries de supplémentaires et une tournée à l'époque mais qui est depuis tombée dans l'oubli malheureusement.


En décembre 2017, Alexandre Fecteau et son concept Vendre ou rénover s'étaient attaqués au cas de La Déposition, mais le débat entre reléguer la pièce aux oubliettes ou tenter de la remonter (rénover) ne s'était pas avéré très heureux. Voici ce que j'avais écrit à ce sujet il y a deux ans:

Les auteurs milléniaux Philippe Boutin et Jocelyn Pelletier présentaient leur face à face autour de La Déposition d’Hélène Pedneault, ridiculisant tour à tour cette pièce marquante de l’histoire d’Espace Go et minimisant honteusement la contribution de cette importante journaliste, auteure, parolière féministe décédée beaucoup trop jeune (56 ans) en 2008, en soulignant à gros traits que La Déposition avait été sa seule pièce de théâtre (comme si ça avait quoi que ce soit à voir avec sa qualité !). Ces deux jeunes blancs-becs ont eu l’air d’idiots machistes, irrespectueux et… quoi encore ? Bien que Boutin ait fait preuve d’audace et d’originalité dans son ‘projet’ de remonter La Déposition, ses idées étaient tellement saugrenues qu’il faut se demander si elles ne s’inscrivaient pas dans un auto-sabotage sournois. En bout de ligne, le journaliste de La Presse, Mario Cloutier, juge attitré à ce combat, les aura solidement remis à leur place en les traitant ni plus ni moins d’adolescents attardés (je paraphrase), et aura fait gagner la rénovation dans ce cas… mais en précisant qu’il ne croyait pas Boutin l’homme de la situation pour en signer la résurrection. En effet !


La pièce était remontée à La Bordée (Québec) par Patric Saucier avec Marie Gignac et Denis Lamontagne et Marie-Ginette Guay et Marilyse Tremblay jouaient les soeurs qu'avaient incarnées Angèle Coutu et Jasmine Dubé à la création.


Personnellement, j'aimerais bien voir cette pièce ressuscitée. J'en garde un excellent souvenir.


1995: Création de Saganash de Jean-François Caron dans une mise en scène de François Rancillac, au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui (Montréal), une coproduction du Théâtre du Binôme (Paris) avec Christian Hecq, Christine Joly, Reynald Robinson, Jean-Louis Roux, Guylaine Tremblay et Mario Saint-Amand.




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