• Yanik Comeau

5 décembre

Mis à jour : 14 déc. 2020

La grande Bella Ouellette a marqué le théâtre montréalais, tant comme comédienne que comme première Québécoise de naissance à avoir sa propre troupe professionnelle.


1945: Décès de Bella Ouellette


Native de Montréal, Bella Ouellette, née Agnès Martine Isabelle Ouellette, est considérée comme la première Québécoise de naissance à avoir assumé la direction d'une troupe professionnelle. Elle est aussi une des comédiennes les plus appréciées de sa génération. Elle meurt à 59 ans à Montréal mais après avoir eu une carrière marquante à la radio (Un Homme et son péché) et sur scène. Elle est toute jeune, adolescente, quand elle fait ses débuts à treize ans auprès de Louis Labelle et Blanche de la Sablonnière sur la scène du Théâtre Saint-Henri puis ses débuts professionnels à 15 ans sur la grande scène du Monument-National en mars 2002 dans La Passion de Germain Beaulieu dans une mise en scène de Julien Daoust qui deviendra son mari. L'énorme succès de cette production, vue par quelque 30 000 spectateurs, lancera sa carrière. En plus de participer à plusieurs mélodrames et de nombreuses revues dans lesquelles elle chante et danse, prouvant son immense polyvalence, elle triomphe dans La Dame aux camélias au Théâtre Canadien en septembre 1913 et la troupe de Daoust devient, pendant quelques années, le théâtre le plus populaire et le plus dynamique de Montréal, nous apprend l'historien Jean-Marc Larrue dans le Dictionnaire des artistes québécois. Malheureusement, le couple, lui, ne va pas très bien et se sépare en 1919. Bella Ouellette fonde alors sa propre troupe et s'installe au Family et au Chanteclerc. En 1922, elle s'associe avec Jeanne Demons pour créer la Troupe Ouellette-Demons. Albert Duquesne et Fred Barry et tous les autres grands acteurs de l'époque travaillent pour elles. Puis, quand Duquesne et Barry passeront au Stella en 1930, elle les suivra et, 14 ans plus tard, deviendra "Mme Fred Barry" (sans pour autant changer son nom!). Jean-Marc Larrue nous rappelle à quel point cette comédienne de premier plan «au charisme remarquable» a contribué de façon importante à «l'épanouissement d'un théâtre national canadien-français» comme l'ont fait Julien Daoust et Gratien Gélinas. D'ailleurs, Bella Ouellette a participé aux premières revues Fridolinons aussi!


1964: Création de Ne perdez pas la tête de Gina Bausson et André Montmorency dans une mise en scène d'Yvette Brind'Amour au Théâtre Stella, une production du Théâtre du Rideau Vert (Montréal)


Le Théâtre du Rideau Vert était installé au Théâtre Stella lorsqu'il a créé cette revue du temps des fêtes en 1964 mais il n'avait toujours pas changé le nom de sa salle. Yvette Brind'Amour y dirigeait André Montmorency, qui cosignait les textes, Barbara Krouthen, Marthe Choquette, Rolland Bédard, Michel Boudot, Juliette Béliveau, Benoît Marleau, Germaine Dugas, Françoise Lemieux et Gaétan Labrèche. Cette affiche géniale était signée Normand Hudon!


1979: Création de La Céleste Bicyclette de Roch Carrier avec Albert Millaire au Café de la Place de la Place des Arts (Montréal)


C'est au Café de la Place de la Place des Arts à Montréal qu'Albert Millaire a créé La Céleste Bicyclette, pièce solo écrite sur mesure pour lui par Roch Carrier, à la demande d'Henri Barras qui en était le directeur artistique à l'époque. Millaire avait déjà joué dans la traduction que Carrier avait faite de La Note de service de Vaclav Havel et mis en scène la création de La Guerre, yes sir! au TNM et l'adaptation de son roman Il n'y a pas de pays sans grand-père chez Duceppe. Le succès de La Céleste Bicyclette a été instantané. Millaire a joué la pièce plus de 250 fois à travers tout le pays pendant presque vingt ans et l'a même faite dans un téléthéâtre mémorablement transposé pour Radio-Canada.




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